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Nouvelles photos

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Les Edifices Communaux

A - L’Ecole et la Mairie

L’Ecole est située à l’intersection de la rue Moyenne avec la ruelle de l’Eglise. Elle a été construite en 1845. Les plans et devis ont été dressés en 1841 par M. DEREY, architecte à Arcis sur Aube; le montant du devis était de 5.665,15 F. Une partie de cette somme s’élevant à 4.265,15 F fut payée au moyen d’une imposition extraordinaire; le surplus fût demandé à l’Etat.

La maison d’école est d’une apparence très modeste. Elle est bâtie en carreaux de terre et couverte en tuiles plates. Elle n’a qu’un rez de chaussée divisée en deux parties par une cloison en briques. La partie Nord est occupée par la salle de classe et par la mairie. La partie opposée renferme le logement de l’instituteur. Ce logement se compose de deux chambres et de trois petits cabinets. Le hangar et la cave qui datent de 1891 sont placés au sud du bâtiment avec lequel ils font corps. Ils ont nécessité une dépense de 1.489,67 F;  la Commune obtint du département une subvention de 250 francs.

 

 

B - L’Eglise Saint Memmie 

L’Eglise paroissiale dédiée à “Saint Memmie” date du XVI ème siècle. Elle est construite en craie et couverte en tuiles plates. Sa longueur totale est de 26 m 20. Douze éperons et une tourelle soutiennent les murailles. A noter qu’il n’y a à l’intérieur comme à l’extérieur aucune sculpture remarquable.

Le plan de l’église serait en forme de croix latine si l’un des bras du transept ne faisait pas défaut.

Le maître autel et l’autel dédié à la Sainte Vierge sont de date récente et par conséquent sans valeur archéologique.

Une petite plaque de cuivre placée dans le coeur porte cette inscription : “le douzième mars, mil six cent, cette Eglise de Vinets a été dédiée par Messire Henry le MEIGNEN, Evèque de Digne, en Provence”.

L’église est surmontée d’un clocher en ardoises, assez élevé, que domine une croix. Ce clocher renfermait l’horloge communale sans cadran. Avant la révolution de 1789, trois cloches y étaient installées, mais deux furent conduites au district d’Arcis en 1793 pour finir ensuite aux fonderies de l’Etat à Paris. La troisième fut fondue en 1796 et transformée en deux cloches de grosseur différente. La plus petite se fendit en 1830 et fut alors soumise à la fonte sur une place de Torcy le Grand. Elle se féla de nouveau en 1860; cette fois un fondeur de Vitry le François, nommé PINTENDRE, l’échangea contre une autre de meilleure qualité moyennant un supplément pécuniaire.

Sur la cloche la plus importante sont gravées ces phrases : “Jésus Maria, Sancte Memi, ora pro nobis. - Le 1er de l’an VI de la République, 1797, - Je suis faite pour Dieu servir et les citoyens. J’ai eu pour parrain L.H. CHIFFLARD, commisaire du pouvoir exécutif du canton, et pour marraine Marguerite COUSIN, son épouse. Nous avons été bénites par Fr. A. PLOY, ministre du culte catholique et de l’exercice de Joachim BOUQUENAUX, agent municipal, tous demeurant à Vinets. - D’une restante on nous a fait deux”.

Sur la petite cloche, on lit ces mots : “L’an 1861, j’ai été bénite par M. Edme Alexis LECLERC, curé doyen d’Arcis sur Aube. J’ai eu pour parrain M. Charles Auguste CRAPOUEL, curé de la paroisse, et pour marraine Marie Olympe, dame MILLOT qui m’ont donné les noms de Marie Thérèse Augustine Olympe. - MM. Jacques Louis ROYER, maire et Joseph THOMASSIN.

Nous notons que ce monument a été réparé et le clocher refait entièrement en 1899 par M. BARBICHON entrepreneur à Arcis sur Aube. Les cloches ont été placées sous un hangar construit provisoirement dans le cimetière. Les dépenses se sont élevées à 16.904 francs, y compris les honoraires de M. FORTIER, architecte à Troyes. L’Etat accorda une subvention de 6.500 F et la Commune contracta auprès de la Caisse des Dépôts et Consignation un emprunt de 10.000 F. 

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Monographie de la commune de VINETS

a. - Territoire

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Instruction primaire

I. - L’enseignement autrefois :

Avant la construction de l’école en 1845, l’enseignement était donné par l’instituteur, dans sa propre habitation. C’est ainsi que Charles Antoine NOEL recevait les enfants du village dans son logement situé dans la rue Basse, et que Jacques Louis ROYER instruisait ses élèves dans sa maison sise à l’angle de la rue Moyenne avec la rue de Chantrait.

La salle de classe, si l’on peut l’appeler ainsi, avait un aspect triste; elle était à peine éclairée par une fenêtre étroite. Il n’y avait aucun tableau, aucune carte; on ne voyait pour mobilier qu’une table et quelques bancs. La table occupait toute la longueur de la salle. Elle était réservée aux élèves sachant écrire. Quant aux autres, ils s’asseyaient sur des bancs rustiques, grossièrement façonnés.

Pas de poêle; une cheminée seulement, alimentée par la bûche apportée le matin par chaque élève.

La classe commençait au milieu d’un brouhaha indescriptible. La prière dite, un enfant lisait à haute voie l’alphabet. Ses camarades répétaient à tue-tête, en se bouchant les oreilles, les lettres épelées avec difficulté. Pendant une heure, c’était la répétition fastidieuse du même exercice. Quelquefois, on écrivait une page d’écriture avec une plume d’oie; rarement on calculait. L’histoire, la géographie, les sciences naturelles étaient complètement inconnues.

Combien la situation du maître était précaire. Que lui donnait-on à ce brave homme ? Un document déposé aux archives départementales nous apprend qu’en 1778, il fut payé “cent livres au maître d’écoles pour ses gages”.

Sous la révolution, le traitement n’était guère plus élevé.

Lisez plutôt : “Le traitement du citoyen NOEL, instituteur, demeure fixé à la somme de 150 francs par an. La rétribution de chaque élève sera, à savoir : pour ceux qui épellent et commencent à lire de 30 centimes par mois, et pour ceux qui lisent et écrivent, de 40 centimes par mois, qui seront payés par leur père et mère”. Il est à remarquer que cette rétribution avait peu de valeur si l’on considère que les parents pauvres ne payaient presque jamais.

Par contre, le maître était bien occupé. Ainsi, Jacques Louis ROYER était tisserand, laboureur et instituteur. De plus, il chantait à l’église, sonnait la cloche le matin, à midi et le soir; il était tenu d’aller à la messe et aux vêpres et d’assister le desservant dans toutes les fonctions relatives au culte catholique.

II. - L’enseignement d’hier

Quels changements hier ! : à la place de la masure, une habitation riante et confortable. Des fenêtres larges et hautes laissent entrer l’air vivifiant. De bonnes tables sont aménagées de façon à ce que les corps ne prennent pas de mauvaises formes. Les enfants s’assoient sur des bancs en bois bien polis. Des cartes de géographie et des tableaux noirs sont suspendus aux murs.

La classe ne se borne pas à une récitation monotone, à des exercices peu intéressants qui inspirent le dégoût de l’étude. Le maître qui a conquis, après avoir subi différents examens, le droit d’enseigner, prend la parole. Par des leçons particulièrement instructives, bien à la portée de ses élèves, il sait stimuler l’attention de son jeune auditoire. Des livres composés avec soin, ornés de belles gravures sont mis entre les mains des écoliers.

Ajoutons que, chaque année, au cours des mois de décembre, janvier et février, un cours d’adulte a lieu le soir, trois fois par semaine, le mardi, mercredi et vendredi.

Disons enfin que l’école possède une bibliothèque fondée en 1873. Elle comprend 252 ouvrages qui sont mis à la disposition des enfants et de leurs familles. Ce nombre augmente tous les ans; un crédit étant régulièrement inscrit au budget communal pour l’achat de volumes.

Liste chronologique des instituteurs de Vinets :

DESBOUIS Louis, décédé en 1699

BOURGEOIS Claude, 1699 - 1704

MARTIN Guillaume, 1704 - 1707

DEDET Simon, 1707 -1713

NOEL Claude, 1739 -1767

NOEL Charles, 1767 - 1785

NOEL Léonard, 1785 - 1808

GILBERT Pierre, 1808 - 1826

ROYER Jacques, 1826 - 1845

GOMBAULT Dominique, 1845 - 1861

GOMBAULT Jean, 1861 - 1898

COURJEAN Arthur, 1898 - 1899

MICHAUT Henri , 1899 - 1904

HENRY Jules, 1904 -

POULLOT

ASPORT Pierre,

CLEMENT Pierre,

MORENTA Jeanne,

PICARD Bernard,

LEPAGE Annie,

 

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